29.07.2009
131 - Paroles gelées 7/7 : Jouer en ligne

Se divertir ? Se changer les idées ?...
...avant de penser à cela, voici le dernier compte-rendu des débats Netoup@snet 2009.
Deux constats
- La piste 7 est, pour l'instant axée sur le jeu vidéo. Elle a été, comme tous les ans, choisie majoritairement par des groupes de garçons. Lors de nos mini sondages, rares étaient les filles qui pratiquent cette façon de se divertir.
- Aux yeux des 100% connectés, les adultes semblent toujours soit absents, soit trop anxieux vis à vis de ces pratiques, finalement peu reconnues car peu connues.
Cependant, traiter un copain de « No life » est devenu une sorte de lieu commun : nous avons visionné ensemble la vidéo d'un jeune allemand, qualifié de "No-life qui pète un plomb". En fait, sans le dire officiellement, le risque de passer trop d'heures à son écran semble poser problème et n'est donc pas bien vu par les copains.
D'après un article de Magali Rangin, dans Micro Hebdo & O1net.com...
... "No-life signifie “ pas de vie ” en anglais. Autrement dit, c'est quelqu'un qui passe tellement de temps à jouer à des jeux vidéo en ligne (comme World of Warcraft), qu'il n'a plus vraiment de vie en dehors. Le no-life est donc, par définition, complètement asocial."
Des réponses à certaines questions
1. Que signifie le terme "cyberdépendance"/ "cyberaddiction" ? A partir de quand en est-on atteint ?
Dans un article du Monde daté de janvier 2009, Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste était interviewé à propos de son nouveau livre : Qui a peur des jeux vidéos ? (Ed. Albin Michel, 2008, 162 p. 13,90 €.). A la question : "On parle beaucoup d'addiction aux jeux vidéo. Est-ce justifié ?", il répondait :
"Je préfère parler de joueur excessif que d'addiction. L'addiction aux jeux vidéo est un phénomène rare. Il concerne surtout les jeunes adultes. Il faut éviter de coller l'étiquette "addiction" à un ado. A l'adolescence, tout est flottant, rien n'est jamais fixé. Il n'est pas rare de voir des joueurs très excessifs en troisième et seconde qui ne le sont plus en première ou en terminale."
Si l'on veut vraiment en savoir plus, on peut faire le test d'Orman. Mais il me semble qu'un bon dialogue avec ses parents et quelques règles simples aident à passer à d'autres activités.
Nous avons parlé de tout cela, après que Yanis nous ait présenté la façon dont sont vus certains "accros" par un dessin animé de sa connaissance, South Park :

2. Le Jeu vidéo présente de véritables aspects positifs : lesquels ?
Michaël Stora, psychologue et psychanalyste spécialiste du jeu vidéo, l'utilise comme outil thérapeutique dans certains cas. Mais, dans une interview à la question "Le jeu vidéo pourrait-il être thérapeutique ? ", il répond : "Il peut aider à trouver une meilleure estime de soi, il permet aussi de faire émerger des pulsions enfouies : le héros auquel s’identifie le joueur n’est pas forcément un héros positif, on peut choisir un monstre cruel, une figure obscure. Je suis ravi de voir que les filles se mettent à jouer et à assumer enfin leurs pulsions agressives".
Le jeu vidéo, malgré tout ce qu'en disent certains adultes, est même utilisé désormais comme outil pour apprendre : le "jeu sérieux" ou serious game.
Les Français le découvrent actuellement, alors qu'il est utilisé depuis longtemps à l'étranger comme outil pédagogique. En témoignent ces quelques exemples sur le site jeuxserieux.fr "l'actualité du serious game".
Ce blog présente divers serious games dont certains à but éducatif :
clim city, pour apprendre à réduire les émissions de gaz à effet de serre
pocheville, pour sensibiliser aux effets de l'abus d'alcool
simple machines, pour comprendre les lois de la physique
the great flu, pour apprendre comment gérer une nouvelle forme de virus sur le plan mondial...
J'avais parlé il y a quelque temps d'un jeu qui aide à se mettre dans la peau d'un réfugié : enversetcontretout.org
Voilà qui peut donner des idées de création (ou même d'orientation ?) pour les passionnés d'informatique...
A ta souris, Internaute, et à la semaine prochaine, même jour, même heure !
PS : Tu voudrais retrouver les 7 pistes de recherche ?... voici un accès rapide au billet n°122 !
10:30 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu vidéo, internet, adolescents
22.07.2009
130 - Paroles gelées 6/7 : Acheter / Vendre

Dans le domaine des achats sur Internet, beaucoup les 100% connectés semblent désormais plus que jamais avertis par rapport à leurs parents.
C'est ce que je constatais déjà avec une certaine stupéfaction lorsque je faisais en 2005 une enquête sur les pratiques numériques des lycéens d'alors (Les lycéens et leurs pratiques d'Internet - Dossiers de l'Ingénierie Educative n° 52 - oct. 2005).
Aujourd'hui, non seulement ils se lancent (souvent munis de la carte bleue des parents), mais en plus ils sont capables de donner des conseils aux adultes...

Les QUESTIONS à se poser (ce sont les mêmes que pour un achat à distance) :
En France, depuis 2004, une loi existe : la loi sur la confiance dans l'économie numérique. Grâce à celle-ci, les conditions d'achat en ligne sont cadrées et les droits du consommateur renforcés.
1. Avant de se lancer : le site d'achat est-il sûr ?
Vérifier les coordonnées du commerçant : comme tout créateur de site devrait le faire, le vendeur doit indiquer tous les éléments qui permettent de l'identifier et de le contacter. Vérifier aussi la date de la dernière mise à jour du site.
Certaines indications doivent aussi figurer clairement, sinon, cela peut entraîner l'annulation de la vente : les caractéristiques de ce qui est vendu, les modalités de paiement, les conditions de livraison (délai maximum de 30 jours après confirmation de la commande) mais aussi les droits d'annulation de la commande ou ceux de renvoi du produit.
Si le vendeur est un particulier, ne pas oublier d'aller consulter ce que d'autres internautes ont pensé de ce vendeur.
A éviter : un site recommandé par un spam : d'après mes sources, "c'est là que se glissent les plus belles arnaques ! Là aussi que se vendent des produits interdits à la consommation en France..." (I. Bréda & C. Hourt p. 64)
2. Les étapes à respecter :
- Avant tout, bien comparer les prix, sur Internet, mais aussi dans le commerce traditionnel. Parfois, on peut avoir de belles surprises !
- Un récapitulatif de la commande est proposé à l'acheteur... ne pas cliquer trop vite : dès que l'on a cliqué la case prévue, cela veut dire qu'on accepte ce « contrat ».
- En retour, le vendeur doit renvoyer un courrier électronique dans lequel il « accuse réception » de la confirmation de l'acheteur.
3. Au moment de payer : la page est-elle sécurisée ?
Deux indices à repérer : dans l'adresse, repérer le https// et un petit cadenas fermé qui apparaît en bas de la page du navigateur.
A lire attentivement aussi, pour être encore plus averti : le dossier sur le PHISHING ("filoutage"), du site très officiel surfezintelligent.
4. À la réception de la commande, l'acheteur a la possibilité de se rétracter dans certains cas.
Ne pas signer le bon de livraison simplement... vérifier le contenu du colis avant !
En cas de réclamation (et si on ne s'est pas trompé dans la commande) procéder par lettre recommandée avec avis de réception, en décrivant avec précision ce qui ne convient pas.
5. Données personnelles :
Celles-ci sont souvent collectées et conservées dans un fichier par l'entreprise :
- comme lorsqu'on remplit un formulaire, on doit être informé de la façon dont elles seront utilisées, mais on doit aussi pouvoir s'opposer à la conservation de ces informations.
- pour éviter qu'elles ne soient collectées à son insu, ne pas oublier d'avoir installé un logiciel "anti spyware".

Sources = Acheter sur Internet en toute sécurité / article du Dossier Familial, actualisé le 14 mars 2008 - livre : Les bons usages d'Internet / I. Breda & C. Hourt (Librio - Mémo, 2007).

Et maintenant, pour ceux qui osent se lancer..."le" document de référence à télécharger gratuitement sur : www.foruminternet.org
D'ailleurs, deux "convertis" du commerce en ligne nous ont expliqué avec brio comment ils s'y prennent :
Pour finir, un site incontournable lorsqu'on est un ado-consommateur : Ctaconso.fr
A ta souris, Internaute, et à la semaine prochaine, même jour, même heure !
PS : Tu voudrais retrouver les 7 pistes de recherche ?... voici un accès rapide au billet n°122 !
10:34 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : acheter en ligne, vendre en ligne, phishing
15.07.2009
129 - Paroles gelées 5/7 : S'Informer / Se Documenter :
"Sur Internet, on ne trouve pas tout, mais de tout" Olivier Andrieu

1) Très peu nombreux sont les participants aux débats Netoup@snet à avoir choisi la piste 5.
Pas étonnant : nous l'avions explorée en début d'année lors des premières heures au CDI, et les outils proposés sont accessibles sur le site Intranet du lycée.
Certains ont même eu la chance de venir appliquer ces quelques conseils à travers des recherches en ECJS...
Petit rappel, à partir de ces récents billets du blog :
111 : Chercher pour trouver ?...
Pour ceux qui s'ennuient en vacances (existent-ils ?...), le site d'Olivier Andrieu propose plusieurs types d'outils de recherche à explorer.
Au détour d'un des débats, nous avons parlé du choix des mots pour saisir sa "requête" à un moteur de recherche : la RECHERCHE AVANCEE.
Voici de quoi en savoir plus, ou s'exercer : une vidéo "tutoriel" de Gabriel Morisson (Vodeclic), "la RECHERCHE AVANCEE de Google".
En complément, un superbe cadeau récent de la part du Ministère de l'Education Nationale : www.academie-enligne.fr, ou tous les cours du CNED (Centre National d'Education à Distance), ceux d'été, puis ceux de l'année... et ce n'est pas un canular !
Voilà qui aidera certains courageux... pour l'année prochaine.
2) Très étonnant par contre, le nombre important de participants qui ne connaissaient pas un site pourtant très très utile lorsqu'on reçoit de drôles de mails :
En effet, après en avoir parlé depuis quatre ans, je m'attendais à ce que cette génération de 100% connectés pratique ce type de site de bénévoles qui luttent contre la désinformation ! (Lire leur introduction).
A croire que l'éducation aux médias n'est pas inutile, dans ce monde où "trop d'infos tue l'info".
3) Enfin, certains ont découvert "que l'on pouvait lire des vieux livres sur Internet gratuitement" grâce à www.gallica.bnf.fr
ou "de nouvelles façons de lire un livre (en l'écoutant)" en allant sur www.litteratureaudio.com
A ta souris, Internaute, et à la semaine prochaine, même jour, même heure !
PS : Tu voudrais retrouver les 7 pistes de recherche ?... voici un accès rapide au billet n°122 !
10:30 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, adolescents, informations en ligne, valider l'information, hoaxbuster, canular, hoax
08.07.2009
128 - Paroles gelées 4/7 : Télécharger / Diffuser
photos P. Dougé
Stéphane Viossat, l'un des auteurs de la revue Micro Hebdo, introduisait ainsi un récent article au moment des débats sur la loi Hadopi (« Création et Internet ») :
« Internet est un formidable moyen de communication et de dissémination de l'information. C'est bien évidemment dans le domaine des droits d'auteur que l'on risque de commettre des impairs, sans même le vouloir ». Micro Hebdo n°578 (14 mai 2009)
La conclusion de l'un des participants aux débats Netoup@snet illustre bien le désarroi qui nous gagne face à ce phénomène, souvent objet de tension avec les parents : « J'aimerais en savoir plus sur les droits et les interdits d'Internet »...
Mais au fait, de quoi parle-t-on ?
Une définition :
« On appelle généralement «téléchargement» le fait de copier sur un support de stockage local une ressource située sur le réseau.
Le terme téléchargement est néanmoins plus large et désigne la copie d'un fichier à travers un réseau. On distingue ainsi les deux types de téléchargement suivants :
- Téléchargement en sens descendant (en anglais download), correspondant à la réception d'un fichier par le réseau, appelé par abus de langage «téléchargement» ;
- Téléchargement en sens montant (en anglais upload), correspondant à un envoi de fichier par le réseau. »
source = http://www.commentcamarche.net/contents/www/telechargement-download.php3
Son origine :
« Le web a été créé par des informaticiens pour répondre aux besoins de communication des physiciens. Depuis, les utilisateurs se sont appropriés Internet, et c'est de cette appropriation que sont nés les réseaux de pair à pair (appelés en anglais « peer to peer » ou P2P), qui permettent le partage des fichiers entre plusieurs ordinateurs connectés ».
source = http://interstices.info/jcms/c_8622/les-reseaux-de-pair-a-pair?qs=id%3Djalios_5127
La richesse de cette possibilité du Net est une évidence pour tout internaute.
Mais dans la réalité, côté loi française, de projets annoncés en projets avortés, il est difficile de ne pas perdre son latin...
Voici, à partir de l'article de St. Viossat, une tentative* pour faire le point :
* à compléter par le biais des commentaires...
Question 1. Ai-je le droit de copier des photographies, des images que j'aime bien ( les enregistrer sur mon disque dur) ?
Ce qui est permis : La copie pour un usage privé, si rien n'est indiqué sur les droits d'auteur. Mais ce n'est qu'une « exception » à la loi.
Préférer les documents en « licence Creative Commons », par exemple.
Ce qui ne l'est pas : Si je n'ai pas demandé et obtenu l'autorisation écrite de l'auteur (ou de ses « ayants-droit), je n'ai pas le droit de l'utiliser pour la publier moi-même (sur mon blog, par exemple).
Même problème pour toutes les photographies que l'on prend, de ses amis, de certains bâtiments... cf. le « droit à l'image ». Risque = peine pour « contrefaçon »... jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
Voir le Code de la Propriété Intellectuelle (art. L111-1), et L335-2 (contrefaçon).

Question 2. J'utilise la technique du peer to peer régulièrement pour télécharger des mises à jour de jeux, des logiciels : est-ce que je risque quelque chose ?
Ce qui est permis : Le peer to peer est une technologie de transmission de données. Tout dépend de ce qu'on en fait : télécharger des logiciels libres est permis, par exemple...
Ce qui ne l'est pas : ... télécharger des fichiers illégaux, le risque est le même que pour la question 1.
Question 3. J'ai acheté un CD ou un DVD dans le commerce et je l'ai copié : est-ce que je peux le diffuser à mes cousins ? A des amis ?
Ce qui est permis : L'exception de copie privée permet l'utilisation de cette copie seulement « dans le cadre du cercle familial » (liens de famille, d'amitié aussi).
Ce qui ne l'est pas : Je n'ai pas le droit de copier et donner ces copies en grand nombre, encore moins de les vendre. Risque = peine pour « contrefaçon »... jusqu'à 3 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
Attention ! pour copier ce CD ou DVD sur mon disque dur, et même si le prix de ce support comporte déjà une taxe « copie privée », je n'ai pas le droit d'utiliser un logiciel qui permet de contourner les mesures techniques de protection (DRM) mises en place légalement par l'éditeur.
Risque = jusqu'à 3750 euros d'amende.
Question 4. Je ne télécharge pas des films illégalement, mais je regarde des séries en « streaming »... C'est légal ? (même question pour la musique).
Ce qui est permis : L'internaute qui regarde des vidéos en continu sans que le fichier ne soit téléchargé sur son disque dur bénéficie actuellement d'un certain flou de la loi, car même en streaming, les données sont stockées provisoirement dans la mémoire de l'ordinateur. Intéressant : il existe de plus en plus de sites légaux de vision en continu des chaînes de télévision : la « catch-up TV » (comme M6replay.fr, plus7.arte.tv/fr par exemple) ou aussi d'écoute légale de morceaux de musique comme www.deezer.com. A tester !
Ce qui ne l'est pas : Le risque est le même que pour les autres types de fichiers (voir 1ère question).
D'après l'article de St. Viossat, il existe des cas de poursuite pour consultation en streaming, mais ils sont extrêmement rares pour l'instant. En attendant que la jurisprudence devienne plus précise...
Question 5. Ai-je le droit de poster sur mon blog ce que j'ai lu dans d'autres blogs, dans des articles de journaux, et même des passages de livres ?
Ce qui est permis : Le « droit de citation » (code de la Propriété Intellectuelle, art. 125-5) autorise à publier des analyses, de « courtes citations »... sans oublier de mentionner le nom de l'auteur de la citation (Côté exposés, cela évite, en général, de se faire reprocher d'un « copier-coller »...).
Ce qui ne l'est pas : Tout comme pour les images ou la musique, c'est l'auteur d'un texte qui décide la reproduction ou non de son oeuvre.
Risque = le délit de contrefaçon (voir ci-dessus).
Et la loi HADOPI, où en est-on aujourd'hui ? Car le feuilleton est loin d'être terminé. Aujourd'hui même, on parle de la loi Hadopi II au Sénat. A suivre !
Enfin, ne pas oublier les inconvénients de télécharger à partir de sources dont on n'a pas vérifié la fiabilité au préalable : virus, spywares, adwares & autres "joyeusetés", le site www.decodeleweb.com les décrit très bien dans Share Academy...
Pour en savoir plus : "Le" site de référence pour toute question face à la loi reste le Forum des droits sur l'Internet : à consulter régulièrement.
A ta souris, Internaute, et à la semaine prochaine, même jour, même heure !
PS : Tu voudrais retrouver les 7 pistes de recherche ?... voici un accès rapide au billet n°122 !
10:30 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, adolescents, hadopi, téléchargement illégal
01.07.2009
127 - Paroles gelées 3/7 : Communiquer, s'exprimer

"200 millions de membres sur Facebook" : tel est le titre d'une information donnée par le site Internetsanscrainte le 16 avril 2009 (source : www.silicon.fr).
Je confirme : il ne se passe pas une heure dans le CDI du lycée Boivin sans que l'on me demande à consulter cet outil. Désormais, celui-ci fait partie de l'univers des 100% connectés.
Oui, cette pratique me semble incontournable. C'est pourquoi, malgré les réticences de la plupart des adultes, j'ai fini par en autoriser la connection, même si je mets une condition très ferme : "Pas plus de 10 mn, et après, tu fais ta recherche". Oui, cela m'oblige à vérifier régulièrement, mais j'en profite justement pour informer, en laissant traîner certaines infos à ce propos, en en parlant. En effet :
Seul(e) face à son écran, on a la formidable impression de pouvoir faire ou dire ce que nous voulons. Pourtant...
Piste 3 : Conseils pour communiquer Net et tranquille*.
1. Avant d'écrire quoi que ce soit, ou de publier certaines images, réfléchir à la portée de ce qu'on exprime...
- imaginer son interlocuteur : Qui est au delà de l'écran ? Suis-je d'ailleurs certain(e) que c'est bien la personne que j'imagine ? Comme toute personne qui délivre un message, se relire avant de cliquer pour "envoyer" évite parfois bien des soucis... si l'on veut "tchatter tranquille".
- avoir toujours conscience qu'un pseudo n'empêchera pas d'être identifié, et surtout que tout ce qu'on écrit sur Internet est visible par n'importe qui. Dans les débats Netoup@snet de cette année, les internautes lycéens en avaient plus conscience qu'il y a quatre ans. Mais il n'est pas inutile de le rappeler, surtout lorsque je vois certaines photos de soirées que je ne m'imaginerais pas confier à l'écran de la Toile.
2. Toujours vérifier si on a le droit de publier : "C'est mon site !". Oui, mais ai-je respecté le droit à l'image ? les droits d'auteur ? Suis-je conscient(e) que les commentaires écrits par les visiteurs de mon blog, c'est moi qui en suis responsable ? En tant que "directeur de publication", je dois "modérer", jouer moi-même les censeurs. Sinon, je risque certains ennuis... ou mes parents si je suis mineur(e).
3. S'imposer un temps limite à sa connexion. Certains témoignages à propos du temps de connexion ont interpelé les collègues professeurs qui animaient ces séances. Comme s'ils n'avaient pas conscience que certains de leurs élèves avaient "une autre vie" le soir. Celle qu'ils passent à travers msn (Facebook cette année) tout en faisant leurs devoirs, d'ailleurs. Voilà un sujet plutôt délicat de débat... vu le nombre d'heures qu'il faut passer à travailler lors des années lycée, il me semble urgent qu'il y ait du dialogue, et avec les parents ! A méditer, le dernier sondage IPSOS à propos des habitudes des jeunes de 9 à 17 ans sur Internet...
* Merci à Pascal Boutaud, notre référent informatique, qui a contribué à tous ces conseils.
Sites pour en savoir plus :
(Mets-les dans tes favoris)
Droit du Net mode d'emploi : foruminternet.org (rubrique "Juniors", et entre autres, le guide "Je blogue tranquille" à télécharger gratuitement)
S'exprimer sur le web mode d'emploi : deux incontournables, à faire connaître aux plus jeunes (sûrement les plus concernés)...
Internetsanscrainte.fr (je ne résiste pas à Vinz et Lou ! Mais peut-être en suis-je "addict" ?...)
Il y a plein d'autres sites. Cette liste devrait évoluer dans les jours qui viennent... à suivre.
Tu en connais sûrement, Internaute : propose-les dans les commentaires de ce blog.
A ta souris, donc, et à la semaine prochaine, même jour, même heure !
PS : Tu voudrais retrouver les 7 pistes de recherche ?... voici un accès rapide au billet n°122 !
10:30 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, adolescents, communiquer, blog, facebook, msn


