28.10.2009

141 - Hadopi 2 : suite... sans fin ?

Source = flickr.com Auteur : dores.44

dores.44.jpgRécemment, Shi, un(e) visiteur/euse de la note n°139 (à propos de Hadopi2) écrivait en commentaire :

"Manque de chance, même un accès internet très bien protégé pour être piraté par un pirateur confirmé... Bref, je reste sur mon avis qu'HADOPI est une erreur... de A à Z, surtout si l'on considère que (très étrangement), ce sont... les majors... qui semblent le plus affectés par cette crise de l'industrie des disques."

D'abord, MERCI à Shi pour cette réflexion.

Source = flickr.com Auteur : Piazza del Popolo PIAZZA del POPOLO.jpg

Effectivement, je me demande moi aussi quelles sont les limites de la protection d'une connection à Internet aujourd'hui. Même si j'ai récemment posé la question à mon opérateur, je n'ai, en réalité, aucune certitude de ce côté-là...

En fait, cette note ne faisait que faire état de ce qui attend tout internaute qui téléchargera de façon illégale après l'adoption de la nouvelle version de la loi.

Ce que je retiens, d'ailleurs, c'est que le risque de 300000 € d'amende et deux ans de prison est toujours là, alors qu'il a bien été question de l'abolir à un moment des débats. Pourtant, les auteurs doivent être rémunérés (je parle suffisamment de respecter les droits d'auteur lors de mes interventions de documentaliste).

Dans l'actualité toute récente, une solution tout à fait légale semblerait se dessiner : écouter de la musique, regarder des vidéos en streaming.

Les adeptes comme moi du site www.deezer.com seront visiblement bientôt tentés par d'autres sites de ce genre, ainsi que www.20minutes.fr l'annonçait le 23 octobre dernier dans cet article de Sandrine Cochard :

"La musique en streaming, nouvel eldorado sur le web ?".

Google est le tout dernier à avoir annoncé le prochain lancement d'un nouveau service musical. D'autres suivront.

Après les formules d'abonnement sur mobile de certains opérateurs, voilà un marché de musique légale qui s'annonce plutôt dynamique... pour l'instant : la loi Hadopi ne s'est pas encore penchée sur cet aspect du problème.

(à suivre, probablement)

A ta souris, Internaute !

Et à la semaine prochaine,

même jour, même heure.

 


14.10.2009

139 - Auteurs, Droit et Internautes : une entente impossible ?

 

ariel martini.jpgsource = flickr.com auteur : ariel martini

"Les droits d'auteur doivent être

protégés sur Internet"

Ainsi s'est exprimée récemment la chancelière allemande Angela Merkel d'après un article du 13/10/2009 de la version électronique du journal Ouest France... trouvé d'ailleurs grâce à Google Actualités, l'agrégateur d'informations très performant et bien connu pour piller les articles de presse.

Après les récentes réactions françaises à Google Books et son projet de numériser des millions de livres, il s'agit de défendre écrivains et éditeurs cette fois sur le plan européen...  (voir la note n° 134 de ce blog).

En fait, côté musique, ces remous font écho à ce qui, en général, ne laisse pas indifférents les internautes lycéens : la deuxième version d'une certaine loi HADOPI. Dans les Dossiers de l'Actualité n° 118 (octobre 2009), un dossier très complet fait le point à ce propos : "Comment Hadopi nous surveille".

Le problème est posé : "L'industrie culturelle, et notamment musicale, est en crise. L'arrivée du MP3 dans les années 1990 a porté un rude coup à un secteur habitué à produire puis à vendre des disques ou des films... les schémas traditionnels ont volé en éclats et les ventes de CD et DVD s'effondrent".

D'où,  en débat depuis plusieurs années, une réponse juridique contre le téléchargement illégal (1,15 milliards de fichiers échangés illégalement dans le monde en 2008 - étude de l'institut GFK).

La loi HADOPI


... ne remplacera pas ce qui est déjà prévu :

la sanction pénale au titre de "contrefaçon", punie de 300000 € d'amende et deux ans de prison est toujours d'actualité.

Ce qui est nouveau :

1. Le principe de "riposte graduée" (courriel d'avertissement, courrier recommandé et éventuelle suspension de l'abonnement à Internet si récidive). Tout propriétaire d'adresse IP est responsable d'un piratage effectué à partir de son abonnement.

2. C'est la justice qui décidera de la coupure de l'abonnement, il n'est plus question que ce soient les membres d'une commission administrative "Hadopi". De plus, la procédure sera accélérée.

En revanche, sauf si l'on est condamné pour "contrefaçon", il n'y aura pas d'inscription au casier judiciaire.

3. Il est désormais obligatoire de bien sécuriser sa connexion internet (ou wifi)... mais, à propos, l'Internaute moyen sait-il vraiment comment le faire ?...

(voir l'encart page 14 des Dossiers de l'Actualité n°118)

Pour en savoir plus : ce magazine n'étant pas en ligne, il est consultable dans le coin-lecture du CDI. Sinon, cet article de Pierre Jaxel-Truer, du Monde (16/09/2009) résume bien ce sujet : "Hadopi 2" adoptée par l'Assemblée nationale

source = flickr.com auteur : gadl

gadl.jpg

 

 

 

 

A ta souris, Internaute, et

à la semaine prochaine,

même jour, même heure !